12 décembre 2017

Crédit immobilier : Premier repli pour les primo-accédants ?

À partir des prêts signés en novembre, Cafpi analyse le profil de sa clientèle.

La part des primo-accédants dans la clientèle Cafpi n’a cessé de progresser depuis un an pour atteindre 59% en octobre. En novembre, elle a connu une inflexion. Les primo-accédants ne représentant que 57,5% des clients de Cafpi. « La hausse des taux, conjuguée à celle des prix, exclut de plus en plus de ménages les plus fragiles, indique Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint de Cafpi. Il est à souhaiter que ce léger recul de fin d’année ne s’intensifie en début d’année prochaine ».

Primo-accédants
La conjoncture conduit les primo-accédants à être plus prudents. Ils ont emprunté en moyenne 202 455 € sur 240 mois contre 205 372 € sur 241 mois le mois précédent. Et leur effort a augmenté à 4,41 années de revenus alors qu’il était, il y a un mois, à 4,24 années.

Accédants
Les autres accédants suivent le même chemin. Ils ont ainsi emprunté en moyenne 219 200 € sur 195 mois contre 223 981 € sur 196 mois en octobre. Leur effort se retrouve, lui aussi, à la hausse avec 4,99 années de revenus contre 4,50 il y a un mois.

L'annulation de l'encadrement des loyers à Paris - La FNAIM fait le point

Suite à l’annulation par le tribunal administratif de Paris le 28 novembre dernier, des arrêtés d’encadrement des loyers, la FNAIM répond, dans une note technique, aux interrogations des particuliers et des professionnels de l’immobilier.

Quelles conséquences immédiates sur le marché de l’immobilier ? Sur le prix des loyers ? Sur les nouveaux baux et ceux en cours ? La Fédération fait le point.

Le Gouvernement a fait part de sa volonté de faire appel de ce jugement. Cet appel n’a pour l’instant pas été déposé mais il ne sera pas suspensif. Cela signifie que l’annulation des arrêtés produit un effet immédiat. Toutefois l’État peut aussi introduire en référé, un appel pour demander la suspension des effets de la décision.

Il n’y aura pas de flambée des prix

Tout comme Lille, Paris est située dans une zone dite « tendue » et donc soumise aux dispositions du décret annuel relatif à l'évolution de certains loyers dans le cadre d'une nouvelle location ou d'un renouvellement de bail.

Les loyers ne peuvent donc pas être fixés en totale liberté et une envolée des prix n’est pas à prévoir.

Quelles conséquences immédiates sur les baux en cours ?

Les loyers prévus dans les baux en cours continuent de s’appliquer et l’annulation est sans effet rétroactif. Cela signifie que les propriétaires ne peuvent pas « rattraper » les loyers qu’ils auraient pu percevoir sans appliquer les loyers de référence.

À noter : Les propriétaires lésés pourraient introduire un recours contre l’État en mettant en cause sa responsabilité pour plaider le manque à gagner et demander une indemnisation. Le délai de prescription de cette action serait de 4 ans à compter du 28 novembre 2017.

À la date de renouvellement des baux en cours, on revient à une application du décret annuel dit de blocage des loyers. Concrètement, le loyer pourra être augmenté seulement s’il est manifestement sous-évalué par rapport aux loyers habituellement constatés dans le voisinage.

La hausse ne pourra pas dépasser la plus élevée des deux limites suivantes :

- la moitié de la différence entre le loyer habituellement constaté dans le voisinage et le loyer appliqué avant le renouvellement

- ou si le bailleur a réalisé des travaux d’amélioration ou de mise en conformité avec les critères de décence, pour un montant au moins égal à la dernière année de loyer, à 15% du montant TTC des travaux (augmentation annuelle)

Quelles conséquences sur les nouveaux baux ?

Les loyers de références fixés par l’arrêté ne s’appliquant plus, la suppression de l’encadrement des loyers n’affectera que les nouveaux baux signés après le 28 novembre. Le loyer est toutefois soumis aux dispositions du décret annuel de blocage. Matériellement, cela signifie que le nouveau loyer est au maximum égal au loyer du locataire sortant.

Toutefois, le nouveau loyer peut être réévalué dans les conditions suivantes :

- si le bailleur a réalisé des travaux d’amélioration, ou de mise en conformité avec les critères de décence, pour un montant au moins égal à la dernière année de loyer, à 15% du montant TTC des travaux (augmentation annuelle)

- si le loyer est manifestement sous-évalué : la moitié de la différence entre le loyer habituellement constaté dans le voisinage et le loyer appliqué au locataire sortant

- si le logement a fait l’objet depuis moins de 6 mois de travaux d’amélioration d’un montant au moins égal à la dernière année de loyer : le nouveau loyer est libre

Fin de la taxe d’habitation ou fin de la construction ?

C’est une histoire étrange : sous couvert de supprimer la taxe d’habitation pour 80% des ménages, l’exécutif ne va-t-il pas mettre à bas l’élan de construction neuve dans notre pays ? L’ambiance dans laquelle s’est tenu le 100ème congrès des maires de France le laisse redouter. Ni le Premier ministre ni le Président de la République, qui se sont exprimés devant les élus municipaux, ne sont parvenus à les rassurer sur l’avenir du budget des communes, que la suppression de la taxe d’habitation va considérablement affaiblir. Qui plus est, Emmanuel Macron a reconnu que l’exonération au profit des 4/5ème de la population ne suffirait pas et qu’il faudrait le supprimer pour tous. Au bout du compte, ce sont près de 12 milliards d’euros, la première source de financement pour les collectivités, qui vont disparaître !

Au moment de mettre en œuvre cette mesure, les collectivités ont le sentiment que l’État va alléger la facture fiscale des familles et des individus... avec leur argent. Les Français eux-mêmes, interrogés ces derniers jours par Elabe, jugent à 56% excessifs les efforts qui sont demandés par l’État aux maires. 63% d’entre eux considèrent l’exécutif national irrespectueux de l’autonomie politique et financière des communes. Rien ne va plus.

Que pressentent les ménages ? Que disent les maires ? Les premiers comprennent que sans moyens financiers suffisants, les maires ne vont plus pouvoir apporter les services que les habitants attendent. Le problème dont ils n’imaginent peut-être pas l’acuité tient aux conséquences indirectes sur le logement : les maires ne délivreront plus les permis de construire s’ils considèrent n’être pas en mesure de répondre aux exigences de nouveaux entrants dans leur commune. On ne dit pas assez que l’acte d’autoriser la construction est engageant pour un élu et qu’il n’est que le début d’un processus d’accueil et d’intégration des habitants. En outre, les compensations des pertes de produits relatives à la suppression de la taxe d’habitation n’étant pas garanties, grande sera la tentation pour les maires d’augmenter la taxe foncière. S’ils sont conduits à cette extrémité, ils desserviront malgré eux la propriété, quelle que soit sa forme, tant pour les accédants que pour les investisseurs.

Les premiers comme les seconds sont nécessaires à la fois aux grands équilibres de l’habitat pour les ménages et à l’économie locale. On sent bien que les familles doivent trouver des réponses à leurs projets de logement, sans toutefois mesurer qu’une baisse de 5% ou 10% de la production créerait des tensions insupportables. On ne dit pas assez non plus que les logements sont construits par des entreprises en bâtiment localement implantées, qui créent des emplois sur leurs territoires, et de façon indirecte, par les multiples métiers de service qui accompagnent la vie des habitants.

En clair, il est urgent que les relations entre l’État et les collectivités locales se régulent. Qu’un contrat moral soit passé entre eux pour que le logement ne fasse pas les frais des malentendus ou des craintes. Oui, il faut que les promesses de compensation liées à la suppression de la taxe d’habitation soient tenues, mais il faut un pacte de responsabilité : des hausses de taxe foncière ou encore un ralentissement des octrois de permis de construire seraient gravement préjudiciables aux Français. Une fois de plus, le logement est l’enjeu central : sans une décentralisation sereine, sans un État respectueux de la mission de proximité des maires, la politique de choc d’offre voulue par le Président Macron manquera ses objectifs.

Loi de finances 2018 : quel régime fiscal pour le crowdfunding immobilier ?

En 2018, les épargnants français vont vivre un véritable « big bang fiscal » : hausse des prélèvements sociaux, suppression de l’ISF, création de l’IFI..., il n’est pas toujours très simple de s’y retrouver tant la fiscalité du patrimoine s’en voit bouleversée. Fundimmo, spécialiste du crowdfunding immobilier fait le point.

« Adopté par l’Assemblée nationale en première lecture le 21 novembre, le projet de loi de finances pour 2018 met en place l’IFI, qui intègre dans son assiette toute la pierre, peu importe sa forme (SCPI, OPCI, FCP…), et instaure la « flat tax », un prélèvement unique forfaitaire de 30% sur les revenus du capital, indique Stéphane Bombon, co-fondateur de Fundimmo. Lequel de ces deux régimes concerne les plus-values de placement dans le crowdfunding immobilier ? Cette question nous est fréquemment posée par les investisseurs », poursuit-il.

« Flat tax » ou impôt sur le fortune immobilière (IFI) ?

Le nouvel impôt sur la fortune immobilière (IFI) concerne les patrimoines immobiliers d’une valeur nette de dettes supérieures à 1,3 millions d’euros. Entrent dans l’assiette de l’IFI tous les actifs immobiliers non affectés par leur propriétaire à son activité professionnelle. Les plus-values de placement dans le crowdfunding immobilier sont des produits financiers et n’entrent donc pas dans le calcul de l’IFI.

En revanche, seront concernés par la « flat tax », tous les gains tirés de placement (intérêts, dividendes et revenus assimilés, plus-values…), sauf prescriptions contraires par le législateur (livret A, PEA, PEA PME…). Par définition, les plus-values de placement dans le crowdfunding immobilier entrent donc dans le régime de la flat tax. Ces gains seront imposés à hauteur de 30 % (un taux d’impôt sur le revenu fixe de 12.8% et un taux global de prélèvement sociaux de 17.2%) et il sera laissé aux contribuables qui y ont un intérêt, la possibilité d’opter pour une imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu.

Le crowdfunding immobilier : un placement financier et non un investissement dans la pierre

Rappelons que le crowdfunding immobilier propose de financer la construction immobilière, en offrant des placements à court terme (6 à 36 mois) avec des rendements annuels de 8 à 12%. « Pour l’investisseur, il s’agit d’un prêt à un promoteur et donc un produit financier portant sur des offres de titres de capital ou de titres de créances. En aucun cas, il ne s’agit d’un investissement dans l’immobilier ou dans la pierre-papier (SCPI, OPCI, SIIC…) », conclut Stéphane Bombon.

07 décembre 2017

Réduire son IR ou son ISF en achetant de l’immobilier parisien

Plus que quelques jours pour réaliser les derniers arbitrages patrimoniaux qui abaisseront la facture fiscale de 2018, qu’elle soit liée à l’IR ou à l’ISF/futur IFI.

Façon originale de le faire : acquérir des parts d’une holding PME investie en immobilier parisien. C’est la solution préconisée par Novaxia, à travers Novaxia Immo Opportunité 6, encore commercialisée jusqu’au 22 décembre prochain.

De nombreux investisseurs rêvent d’avoir en portefeuille des actifs prestigieux tels que des hôtels parisiens. Pas facile, toutefois, en solo. Mais accessible via une holding dédiée, comme Novaxia Immo Opportunité 6. Cette dernière permet de réussir le double défi de permettre aux investisseurs de devenir propriétaire de lieux de vie à construire à Paris et Grand Paris tout en réduisant leurs impôts, IR ou ISF/IFI.

La holding : un véhicule original
Les contribuables peuvent faire baisser leur note fiscale en investissant dans de petites et moyennes entreprises non cotées. Ces investissements peuvent s’effectuer par l’intermédiaire de véhicules dédiés comme des FIP, des FCPI, des mandats ou des holdings : les investisseurs confient leurs fonds à des professionnels qui ont pour mission d’investir dans des entreprises en développement et relativement jeunes. Au bout de quelques années (5 à 6 ans minimum), et après la dissolution du fonds, ils récupèrent le montant de la vente des actifs. Novaxia Immo Opportunité 6 a, elle, choisi une durée de vie de 8 ans ; sa date de dissolution étant programmée le 30 juin 2025.

Dans ce secteur du capital développement, les holdings bénéficient de règles moins contraignantes que les FIP et FCPI, tout en octroyant à leurs détenteurs des réductions d’impôt plus importantes.

Une fiscalité très attractive…

Sous réserve du maintien du PLF, les investisseurs peuvent déduire de leur IFI jusqu'à 50 % de la somme investie, dans la limite de 45.000 € d’impôt par an. Les FIP et FCPI ne permettent, eux, qu’un effacement d’ISF de 18.000 € maximum (à l’exception des FIP corses et outre-mer où cette limite grimpe à 38.000 €).

Concernant l’impôt sur le revenu, la réduction atteint 18 %, dans la limite de 18 000 €.

Cerise sur le gâteau : les titres détenus sortent de la base taxable à l'IFI, et ce pendant toute la durée de détention de la holding. L'éventuelle plus-value à la sortie sera toutefois soumise aux prélèvements sociaux et à la nouvelle Flat tax.

…mais aussi un sous-jacent immobilier prometteur !

En quoi est investie cette holding ? « Notre ADN est la transformation de bâtiments obsolètes, indique Joachim Azan, Président de Novaxia. Novaxia Immo Opportunité 6 achète donc des ensembles immobiliers qui ne sont plus adaptés à leur marché ou environnement et les réhabilite pour leur donner une deuxième vie. Son champ d’activité est le Grand Paris essentiellement. Son ambition, la création de nouveaux lieux de vie responsables, hôtels, logements, résidences étudiantes ou seniors…. Le fonds, qui compte déjà plus de 33M€ de collecte s’est déjà positionné sur la transformation d'une friche industrielle en un quartier de ville avec des logements, des commerces et un centre culturel… »

Avec leur sous-jacent à risque modéré, les holdings de transformation immobilières se situent plutôt, en termes de performances finales, au-dessus de la moyenne des produits défiscalisants non cotés. « Les projets immobiliers sont des actifs appréciés car tangibles, ajoute Joachim Azan. Les clients sont satisfaits car ils peuvent voir leur investissement évoluer. Notons que les deux premiers millésimes proposés par Novaxia ont offert aux souscripteurs une performance positive jusqu’à 17% au-delà de l’avantage fiscal. De bons résultats qui, s’ils ne préjugent pas des résultats futurs, démontrent en tout cas, le savoir-faire de notre entreprise en matière de création de valeur. »

http://www.novaxia.fr/immo-opportunite-6/

06 décembre 2017

Bien'ici lance une innovation majeure pour trouver son logement en Occitanie / Pyrénées-Méditerranée : la recherche immobilière par temps de transport

A l'occasion de son deuxième anniversaire, Bienici.com, le site d'annonces immobilières nouvelle génération, annonce le lancement en version beta de la recherche immobilière par temps de transport : une solution technologique unique qui permet de mieux concilier le logement, les déplacements quotidiens et la qualité de vie.

"Aujourd'hui, nous sommes toutes et tous confrontés aux problématiques de mobilité, en particulier dans les grandes villes ou agglomérations. Grâce à cette nouvelle fonctionnalité, Bien'ici permet de trouver facilement un logement en fonction du temps de trajet nécessaire pour se rendre à son travail, à son école ou rester proche de ses attaches familiales. Nos équipes de R&D ont travaillé pendant plus de 6 mois puis ont testé le service de manière intensive avant de le proposer aujourd'hui à tous les internautes en recherche de logements à acheter ou à louer."
David Benbassat, Directeur Général de Bien'ici.

Les atouts de la recherche par temps de transport

1. L'exhaustivité des modes de transport proposés : que ce soit en voiture, en transports en commun (dans les villes couvertes), à vélo et à pied, Bien'ici répond à tous les besoins de mobilité exprimés par les Français.

2. La simplicité d'utilisation : en quelques clics, l'utilisateur choisit le mode de transport qu'il préfère puis la durée maximale qu'il souhaite consacrer à son trajet et enfin son lieu « d'arrivée » (en saisissant dans le moteur une adresse postale ou un point d'intérêt). Et pour encore plus de facilité, le recherchant peut déplacer et repositionner son point d'arrivée directement sur la carte.

3. La finesse des critères : la fonctionnalité permet de localiser facilement les logements situés à 10, 20, 30 minutes ou plus, d'une école, de son lieu de travail, d'une université, d'une gare ou encore d'une station de tram.

Le site calcule instantanément la zone de recherche et affiche les résultats selon les critères choisis, à la fois sur la carte mais également sur la liste, permettant ainsi de visualiser directement les logements disponibles à l'achat, comme à la location.

L'open-data au service de la recherche immobilière et des mobilités

Afin de couvrir aussi largement que possible le territoire avec sa fonctionnalité de recherche par temps de transport, Bien'ici travaille en partenariat avec plusieurs fournisseurs de données comme Route360° ou Navitia. Et pour rendre la recherche encore plus précise et complète, Bien'ici utilise également des bases de données libres telles que BANO (Base d'Adresses Nationale Ouverte) ou OpenStreetMap, qui s'enrichissent régulièrement des contributions de la communauté et des collectivités.

Pour en savoir plus et tester la nouvelle fonctionnalité de recherche par temps de transport dès le 7 décembre, rendez-vous sur Bien'ici.com

Une stabilité des taux de crédits immobiliers en trompe l’oeil

Au cours du 1er semestre 2017, les taux de crédits immobiliers ont légèrement augmenté, mais depuis la rentrée, ils sont restés relativement stables, et cela continue en novembre. Les crédits actés le mois dernier s’établissent à 0,91% sur 10 ans, 1,26% sur 15 ans, 1,46% sur 20 ans et 1,77% sur 25 ans, soit une hausse maximum de 0,01% par rapport à octobre. « Le mois de novembre a été particulièrement calme, la demande est restée modérée, indique Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint de Cafpi. Le marché a pour ainsi dire repris son souffle. Mais cette stabilité apparente cache en réalité plusieurs bouleversements ».

Un marché atone…
Le mois de décembre s’annonce dans la continuité du 2e semestre 2017, avec une demande qui ralentit.

…confronté à la réalité... Ces derniers mois, le pouvoir d’achat immobilier est en baisse. Soumis à la hausse des prix et celle des taux, les ménages les plus modestes, notamment les primo-accédants, sont désolvabilisés ou ont préféré repousser leurs projets immobiliers, leur endettement étant en hausse.

…et aux annonces gouvernementales. De l’autre côté, les différentes annonces du gouvernement, sur le PTZ, les APL Accession… ont renvoyé un message négatif aux emprunteurs, moins enclin à lancer leurs projets immobiliers, par peur de l’avenir. D’ailleurs, après une hausse depuis mi-2013, l’indicateur synthétique de confiance des ménages de l’INSEE, montait un net décrochage de cette confiance depuis le milieu de l’année.

D’ailleurs dans la dernière étude Ifop que Cafpi a commandée, presque 50% des Français considèrent que nous sommes encore en pleine crise. Ils ne sont que 34% à penser qu’il est facile d’acheter actuellement un logement, contre 40% en mars dernier.

Les dessous de la stabilité des taux
La stabilité apparente des taux est en réalité due à deux phénomènes distincts qui camouflent la remontée en cours.

Les taux bonifiés baissent la moyenne. Hausse des taux et des prix, désolvabilisation des ménages les plus modestes ont pour conséquence d’augmenter, de façon mécanique, le nombre de dossiers de qualité, avec des emprunteurs disposant de bons profils. « Cette clientèle, exigeante et informée, intéressent énormément les banques qui sont prêtes à leur proposer des taux bien en dessous des moyenne de leurs barèmes », poursuit Philippe Taboret. Automatiquement, ces taux bonifiés font baisser la moyenne des taux pratiqués et cachent la hausse des taux sur les profils moins avantageux.

Le taux d’usure exclut des candidats à l’accession. Cafpi note de plus en plus de refus des banques, à cause du taux d’usure. Pour rappel, le taux d’usure est la moyenne des taux des 3 mois à laquelle on ajoute 1/3 (article L. 314-6 du code de la consommation). Dans les conditions de hausse actuelle des taux, le mode de calcul du taux d’usure ne permet pas d’intégrer les coûts de crédit supplémentaires (garantie, assurances, frais..). « Sur des dossiers particuliers, le taux d’usure peut aujourd’hui rapidement être atteint voir dépassé », précise Philippe Taboret.

Le regroupement de crédit a le vent en poupe.
Si le nombre de crédit à l’accession diminue ces derniers mois, la restructuration de crédits est, elle, plébiscitée. « De nombreux ménages cherchent à retrouver une solvabilité pour pouvoir se lancer dans de nouveaux projets, notamment immobiliers », indique Philippe Taboret. L’opération de restructuration consiste à rassembler divers crédits en un seul prêt consolidé dont la mensualité sera moins élevée en contrepartie d’une durée de remboursement plus longue. « La restructuration de crédits est une solution de financement au même titre que tout autre type de crédits, conclut Philippe Taboret, et peut-être une solution notamment pour les primo-accédants ».

04 décembre 2017

Crédit immobilier : Qu’attendre de 2018 ?

Recentrage du PTZ et du dispositif Pinel, suppression des APL Accession, réforme des HLM, tout ou presque a été envisagé par le gouvernement ces derniers mois pour réformer le marché du logement. Plusieurs idées avancées ont fini par être abandonnées ou modifiées face aux levées de bouclier qu’elles ont entrainé. Seule la Loi de Finances définitive, validé par le Conseil Constitutionnel, indiquera ce qui changera. Mais quel que soit le résultat final, 2018 sera une année certainement moins bonne pour le marché de l’immobilier que l’année 2017. Dans ce contexte, Cafpi a défini deux hypothèses pour le marché du crédit immobilier pour l’année à venir.

Les taux continueront leur hausse.
Depuis un an, la tendance sur les taux de crédits immobiliers s’est inversée et ils ne cessent de monter de façon lente mais continue. Après des taux historiquement bas (1,18% sur 20 ans en octobre 2016), ils ne cessent de se relever. « Cette hausse est légère, mais continue depuis 1 an, indique Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint de Cafpi. La politique menée par la Banque Centrale Européenne, et les politiques commerciales des banques, ont contenu tout risque de hausse brutale. »

Ainsi en octobre 2017, les emprunteurs pouvaient encore bénéficier de 1,45% sur 20 ans. « Cela reste exceptionnel », explique Philippe Taboret. Les prévisions du courtier envisagent, sauf événement imprévu, que les taux devraient atteindre les 2% sur 20 ans d’ici la fin de l’année 2018, soit le même niveau qu’en janvier 2016.

Hypothèse favorable : 2018, une très bonne année
Au cas où les réformes inciteraient les particuliers à lancer leurs projets immobiliers, et ne désolvabiliseraient pas une partie de la clientèle, 160 milliards d’euros de crédits immobiliers devraient être distribués en 2018 pour l’accession à la propriété. « Ces chiffres sont proches de nos prévisions cette année à 163 milliards », précise Philippe Taboret.

La seule vrai conséquence visible de la hausse des taux sera la baisse du nombre de renégociations de crédits. Elles devraient atteindre 24 milliards d’euros contre 110 milliards en 2017. « Au final, nous tablons sur un volume total de 184 milliards d’euros de crédits acceptés en 2018 contre 273 milliards en 2017 », conclut-il.

Un marché immobilier stable. Cette activité sur le financement correspondrait à un marché immobilier en forme. Cafpi envisage dans ce contexte entre 815 000 et 825 000 transactions dans l’ancien, entre 365 000 et 375 000 mises en chantier dans la construction et entre 99 000 et 105 000 réservations dans le neuf. « Nous serions alors proches des chiffres constatés en 2016 », indique Philippe Taboret.

Hypothèse défavorable : le marché se grippe
Le succès des réformes annoncées pour réaliser un choc de l’offre n’est pourtant pas assuré. « Les primo-accédants, qui portent le marché immobilier, risquent de souffrir d’une conjonction de mauvaises nouvelles », souligne Philippe Taboret. Suppression des APL Accession, recentrage du PTZ, hausse des taux de crédit, hausse des prix… autant de facteurs susceptibles de les sortir du marché immobilier. Dans ce cas, l’année 2018 sera plus contrastée.

Dans cette hypothèse, Cafpi prévoit que seuls 164 milliards d’euros de crédits soient distribués en 2018 (152 milliards pour l’accession et 12 milliards pour les renégociations). « Il y aurait alors un véritable décrochage du marché du crédit immobilier par rapport aux années précédentes », poursuit-il.

Le nombre de transactions s’en ressentira également. Selon les prévisions de Cafpi, ce sont 25 000 transactions dans l’ancien, 20 000 mises en chantier et 9 000 réservations qui pourraient ne pas aboutir.

30 novembre 2017

Observatoire ERA Immobilier - Le volume des transactions a augmenté de 9,2% et les prix de 3,9% entre 2016 et 2017

Le dernier observatoire du marché de l’immobilier ancien réalisé par ERA compare les données récoltées au sein du réseau sur les douze mois glissants de l’année en cours (2017) à ceux de l’année précédente (2016) afin de tenir compte des variations saisonnières. D’importants écarts sur l’ensemble du territoire sont observés.

Au niveau national, l’observatoire pointe une baisse de l’offre de 1,9% entrainant une hausse des prix de 3,9% alors que le volume de transactions augmente de 9,2%. Cette hausse des volumes se poursuit depuis le troisième trimestre 2016.

Au niveau national : l’augmentation de la demande et de la hausse des prix se poursuit
Sur l’ensemble du territoire, le prix de vente moyen en 2017 était de 215 857 €. En Ile-de-France, il s’établit à 281 293 € et en province il atteint 186 581 €.

En France, il faut compter 80 jours pour vendre son bien en 2017 (soit 7 jours en moins comparé à 2016).Ce délai est ramené à 67 jours en Ile-de-France (soit 6 jours en moins comparé à 2016) et reste long, mais stable en province en s’établissant à 95 jours.

Une hausse du volume de transactions est observée sur l’ensemble du territoire (+9,2%) mais elle est disparate : + 4,4% en Ile-de-France contre + 10,2% en province.

Concernant les exclusivités, le nombre de mandats obtenus augmente au niveau national avec un pic en Ile-de-France avec une hausse de 17,6% (contre 8,2 % en province).

A Paris : Un marché très prisé et des prix en hausse

La hausse des prix est principalement marquée à Paris, où elle atteint 6,9% en 2017 avec 8 707€/m² contre 8 145€/m² en 2016. Mais cette flambée des prix ne freine pas les acheteurs puisque le délai de vente est ramené à 55 jours en 2017 contre 60 en 2016. Avec une augmentation de 18,1% constatée au sein du réseau ERA, les volumes de ventes sont en très forte hausse.

*Méthodologie de l’observatoire ERA Immobilier. La période analysée est : octobre 2016 à septembre 2017 vs octobre 2015 à septembre 2016. Les chiffres communiqués par le réseau ERA portent sur les compromis de vente et non sur les actes authentiques. Cela permet de connaître par avance les tendances d’évolution des ventes qui seront constatées ultérieurement par actes authentiques, fournissant en cela une information très utile anticipant les statistiques du marché transmises par les organismes officiels. Les données récoltées permettent ainsi de dessiner les tendances d’évolution des ventes qui seront constatées ultérieurement par actes authentiques.
Tandis que, les autres informations relatives au stock de biens disponibles à la vente, à l’évolution des prix et au délai de vente permettent d’évaluer les facteurs de tension ou de fluidité du marché.

29 novembre 2017

L’annulation de l’encadrement des loyers à Paris : La FNAIM reste prudente

Aujourd’hui, le tribunal administratif de Paris a suivi la décision rendue à Lille le 17 octobre dernier en annulant l’encadrement des loyers en vigueur dans la capitale depuis le 1er aout 2015. La décision indique à son tour que le dispositif aurait dû concerner l’ensemble de l’agglomération parisienne et non la seule capitale.

La décision bien que prévisible suscite chez la FNAIM un sentiment de victoire. Pourtant, selon Jean-François Buet, Président de la FNAIM, la vigilance est de rigueur car « le gouvernement se hâte déjà de faire appel de l’annulation de l’encadrement des loyers à Paris ».

À cette incertitude s’ajoute le fait que « les loyers effectivement soumis au dispositif d’encadrement ont déjà pu causer des dégâts non négligeables sur le marché immobilier. On parlera par exemple de la fuite des investisseurs vers d’autres régions ou encore du déséquilibre territorial que cela aura pu causer » ajoute Jean-François Buet.

Il est alors important de rappeler que l’encadrement des loyers est une mauvaise réponse à un véritable problème qui est celui de trouver un logement en région parisienne. « La contrainte administrative ne permettra pas d’augmenter l’offre des logements ».

L’annulation de l’arrêté (ou : des arrêtés) fixant les loyers à Paris : la sanction d’une réglementation obsolète

Le président de l’UNPI, Jean Perrin, prend acte de la décision du tribunal administratif de Paris qui annule à juste titre une réglementation incompréhensible et inefficace.

L’UNPI rappelle en effet que la loi ALUR, en fixant des loyers plafonds pour Paris, a superposé de nouvelles règles à celles qui existaient déjà dans les zones tendues, et qui résultent d’un décret pris chaque année pour limiter l’évolution des loyers lors des renouvellements ou des nouvelles locations.

L’application cumulative de ces textes a créé pour les particuliers une situation incompréhensible qui renforce la situation de crise existant à Paris, et qui incite les bailleurs à vendre leurs logements compte tenu des sanctions existantes.

L’UNPI demande qu’une réflexion soit engagée rapidement par les pouvoirs publics pour diminuer la pression fiscale sur les bailleurs privés, et pour renforcer l’attractivité de la location à loyer intermédiaire, seules conditions qui permettront le développement d’une offre de logements à loyer accessible.

28 novembre 2017

Fundimmo a collecté plus de 2 millions d’euros en 1 mois et demi pour financer 5 nouveaux projets

Entre octobre et novembre, Fundimmo a collecté 2,25 millions d’euros pour financer 5 nouveaux projets, dont la création d’un village d’activité, une résidence de logements sociaux, un programme de logements en accession et deux opérations d’aménagement de parcelles à bâtir.

La plateforme de crowdfunding 100% immobilier a aussi remboursé dans les temps 3 opérations avec un taux de rendement annuel moyen de 10%.

Le crowdfunding immobilier en plein essor

Avec des rendements annuels compris entre 7% et 12%, le crowdfunding dope l’investissement dans la pierre qui reste le placement de référence.

« Le boom du crowdfunding immobilier est récent. Les projets de financement se diversifient de plus en plus. Ils portent désormais sur des programmes immobiliers d’utilité publique tels que la création de zones d’activités mixtes ou le financement de logements sociaux », indique Stéphane Bombon Président et co-fondateur de Fundimmo.

5 nouveaux projets financés entre octobre et novembre 2017

- Un « village d’activité » à Orvault (44). Destiné à accueillir des PME, des artisans, des commerçants ou encore des professions libérales, ce village d’entrepreneurs est composé de 3 bâtiments d’activité divisés en 178 cellules, d’une surface de plancher globale de 4 333 m2.

Cette levée de 300 000€ proposait 9% de rendement annuel sur une durée d’investissement de 12 mois.

- 30 logements sociaux à Clermont Ferrand (63). « La Résidence Fontcimagne », située au Nord-Est de Clermont Ferrand, est une opération de promotion de 30 logements sur 3 niveaux, d’une surface de plancher totale de 2 044 m2, vendue en bloc à un bailleur social. Cette levée de 600 000€ proposait 8% de rendement annuel sur une durée d’investissement de 18 mois.

- 49 logements, dont 27 réservés à Aubergenville (78). « La Résidence Castellane » est un projet d’immeuble collectif de 49 logements, du T1 au T4, répartis sur cinq étages, et réalisé par JMP EXPANSION. Le bâtiment totalise une surface habitable de 2 605 m2 et dispose d’un parking de 79 places, dont 43 en sous-sol et 36 en extérieur.

Cette levée de 650 000 € proposait un rendement annuel de 10% sur une durée d’investissement de 24 mois.

- 24 parcelles à bâtir à Saint-Austreberthe (76). « La Résidence Jacques Prévert » est une opération d’aménagement destinée aux maisons individuelles. Le Groupe Bertin Immobilier aménage un programme de 24 parcelles à bâtir, d’une surface de plancher par maison de 300 m2 soit un total de 7 200 m2 pour l’ensemble des lots.

Cette levée de 500 000€ proposait 10% de rendement annuel sur une durée d’investissement de 18 mois.

C’est la deuxième fois que Fundimmo collabore avec cet aménageur. En février dernier, une opération similaire de 49 parcelles à bâtir « L’abbaye de Courcelles » à Courcelles-Sur-Seine (27) avait représenté une levée de 500 000 €.

- 70 parcelles à bâtir à Biache-Saint-Vaast (62). « Le Domaine du Héron III » est une opération d’aménagement de terrains à bâtir entièrement viabilisées et libres de constructeur d’une surface de plancher totale de 9 980 m2 pour l’ensemble des lots.

Cette levée de 200 000€ proposait 11% de rendement annuel sur une durée d’investissement de 18 mois.

Fundimmo rembourse 3 opérations en 2 mois :

- Pop’A Guéret, retail park de 12 enseignes au sein de la zone commerciale de Guéret (23). L’opération a duré 9 mois (comme prévu) et les 40 investisseurs, qui ont permis de réunir 499 000 € ont été remboursés mi-octobre.

Le ticket moyen était de 12 475 € et le rendement de 9% annuel.

- La Tour de la Rose, programme de 9 logements et 3 terrains à bâtir à Groisy (74). Lancée en novembre 2017, l’opération a duré 12 mois (comme prévu) et les 32 investisseurs, qui ont permis la levée de 116 000 € ont été remboursés mi-novembre.

Le ticket moyen était de 3 625 € et le rendement annuel de 11%.

- Quai Sud, à Dieppe (76), opération mixte mêlant hôtel, logements sociaux, logements en accession libre et surfaces commerciales. L’opération a duré 12 mois, et les 39 investisseurs qui ont permis de réunir 377 000 € ont été remboursés mi-novembre.

Le ticket moyen était de 9 670 € et le rendement de 10% annuel.

24 novembre 2017

Logement accompagné : l’Unafo se mobilise

- L’Unafo, l’union professionnelle du logement accompagné, dévoile aujourd’hui son plan stratégique 2018-2022
- Forte de 125 adhérents, l’union entend porter haut et fort la parole de ce secteur essentiel du logement des plus précaires

« Tous mobilisés pour le logement accompagné ». C’est le nom choisi par l’Unafo, l’union professionnelle du logement accompagné, pour son plan stratégique 2018-2022 dévoilé aujourd’hui à l’occasion de ses 17èmes Rencontres Nationales. Fruit d’un travail collaboratif de plusieurs mois, ce projet décline en 3 axes et 63 actions concrètes les grandes orientations que le secteur souhaite se donner dans les prochaines années afin de renforcer le développement des adhérents, conforter les gestionnaires et répondre aux besoins grandissants de publics toujours plus nombreux et toujours plus divers.

Comme le souligne Jean-Paul Vaillant, président de l’Unafo, « depuis la création de l’union il y a près de 40 ans, le secteur du logement accompagné a profondément changé. Les publics accueillis se sont diversifiés et les adhérents de l’union se sont adaptés face à la paupérisation d’une partie croissante de la population : aujourd’hui, 3/4 de nos adhérents sont concernés par des publics fortement précarisés. Tout cela fait que les problématiques auxquelles nous sommes désormais confrontés ne sont plus celles d’hier : elles sont plus nombreuses, plus complexes, plus urgentes aussi, dans un contexte général de réduction budgétaire qui aggrave les tensions et les pressions sur les gestionnaires ».

Des difficultés sociales qui s’accentuent année après année

Entre 2004 et 2014, le nombre de personnes pauvres au sens de l’INSEE (seuil de pauvreté à 50% du revenu médian) a augmenté d’un million de personnes en France. Pour une personne seule, ce seuil est fixé à 840 euros en 2014 : c’est le niveau de ressources qui permet l’accès au logement accompagné. Mais cette extension du nombre de personnes concernées s’accompagne d’un approfondissement des phénomènes de pauvreté.

« De plus en plus de personnes cumulent les difficultés : problèmes psychiques ou psychiatriques, parcours chaotiques alternant périodes à la rue, séjours à l’hôpital ou en hébergement, vieillissement précoce… », explique Gilles Desrumaux, délégué général de l’Unafo. « A ces situations complexes viennent s’ajouter de nouveaux publics, chacun avec ses besoins et ses spécificités : étudiants ou jeunes travailleurs précaires, familles monoparentales… Et bien sûr, notre secteur est également en première ligne pour l’accueil des réfugiés statutaires ou des demandeurs d’asile ».
Dans ce contexte particulier, le nombre d’adhérents de l’Unafo a presque triplé depuis 2009. En rejoignant l’union, les gestionnaires sont la plupart du temps à la recherche de partages d’expérience, mais aussi de services à valeur ajoutée comme des formations certifiées pour leurs équipes. Et au-delà, il y a ce sentiment partagé de la nécessité de porter une parole commune auprès de l’ensemble des partenaires du logement accompagné – qu’ils soient publics comme privés.

Adapter le logement accompagné aux enjeux actuels
C’est à ces besoins que le Plan Stratégique 2018-2022 entend répondre de manière efficace et concrète. Si le logement accompagné a longtemps souffert du manque de continuité des politiques publiques et d’une certaine absence de visibilité sur le long-terme, l’une des forces de l’Unafo est d’avoir su évoluer avec son époque et accompagner le secteur vers une professionnalisation nécessaire de ses pratiques. Avec les 63 actions définies lors de la phase de concertation, et validées par le conseil d’administration, l’Unafo entend à la fois faire preuve de pédagogie dans son discours et d’innovation dans ses réponses.

« Le plan stratégique traduit notre volonté d’adapter toujours plus le logement accompagné aux enjeux actuels, afin de renforcer l’action menée en direction des personnes en difficulté d’accès au logement. Il vise également à réaffirmer le sens et les valeurs de l’Union professionnelle et à indiquer l’avenir commun et les orientations qui rassembleront nos adhérents pour les cinq années qui viennent » conclut Jean-Paul Vaillant. « A une époque où l’utilité sociale du logement accompagné n’a jamais été aussi importante, il est essentiel que notre secteur soit en ordre de marche : sur le terrain pour répondre aux besoins, et sur le plan institutionnel pour faire bouger les lignes du côté des pouvoirs publics ».

Les 3 axes du Plan Stratégique 2018-2022

1. Promouvoir le logement accompagné de demain
Entre réflexion et action, l’Unafo construit sa singularité par une démarche proactive et une recherche de solutions innovantes, adaptées au quotidien des acteurs du logement accompagné. L’union souhaite à la fois déployer les meilleures pratiques du secteur et en imaginer d’autres, plus en phase avec le contexte actuel (social, budgétaire…), afin de transformer et consolider les structures de ses adhérents.

Quelques actions concrètes :
Soutenir la production de pensions de famille ou résidences accueil, et des résidences sociales susceptibles d’accueillir de jeunes actifs et des personnes en situation de précarité, de manière spécifique ou au sein d’établissements pluri-publics voire pluri-fonctions.
Affirmer et rendre visible la place du logement accompagné au sein des SIAO et promouvoir une approche dynamique et coordonnée des relations avec les réservataires.
Agir pour une meilleure coordination des différents acteurs pour l’accompagnement social ou à la santé (articulation État/ collectivités locales, DDT/DDCS/ARS).
Poursuivre notre mission d’auto-contrôle de la maîtrise d’ouvrage d’insertion (MOI) dans le cadre de notre collaboration avec la CGLLS.
Produire des outils de travail qui permettent de mieux appréhender la performance énergétique des bâtiments.
Agir pour assurer la protection des données numériques collectées par les gestionnaires dans le cadre des libertés des résidants.

2. Agir au cœur des territoires
Présente depuis le premier jour, la dimension territoriale du logement accompagné ne cesse de se renforcer année après année. Confrontée à des besoins de logement différents selon les territoires, à la réforme des régions, à l’émergence des intercommunalités, l’Unafo souhaite ancrer son action au plus près du terrain pour mieux se faire entendre des pouvoirs publics.

Quelques actions concrètes :
Produire de la connaissance au niveau régionalet local : rendre visibles les gestionnaires du logement accompagné en faisant connaitrele patrimoine géré, les personnes logées, lesentrants et les sortants dans les établissements, et en faisant connaitre les actions menées.
S’engager avec d’autres acteurs associatifs sur le droit au logement, sur l’accès au logement des personnes défavorisées.
Renforcer le partenariat avec les bailleurs sociaux et Action Logement afin de co-construire des réponses de logement accompagné, mais aussi des formes de coopération (accompagnement social, ingénierie de maitrise d’ouvrage ou de maitrise d’œuvre sociale).
Renforcer les moyens des référents régionaux.
Poursuivre la décentralisation des actions de formation, notamment pour en diminuer les coûts et favoriser des rencontres de salariés d’un même territoire.

3. Adapter notre offre de services aux besoins des adhérents
L’offre de services développée au fil des années s’est particulièrement renforcée depuis 2010. Elle a pour objectif de poursuivre la professionnalisation du secteur, et donc d’assurer la capacité des gestionnaires à faire face à des demandes pointues et aux nouveaux besoins qui émergent.

Quelques actions concrètes :
Renforcer le rôle de « centre ressources » que constitue l’Unafo, en affirmant son expertise.
Conforter l’activité de formation, en mettant en place un référentiel de certification de parcours de formation ainsi qu’un processus de qualité de type OPQF.

A propos du logement accompagné
Le terme de logement accompagné recouvre toutes les solutions de logement très social proposant une gestion de proximité, un accompagnement adapté selon les situations des personnes et des prestations variées. Pour l’Unafo, celui-ci comprend les résidences sociales, les résidences jeunes actifs, les pensions de famille, les foyers de jeunes travailleurs et de travailleurs migrants.

Le secteur du logement accompagné s’organise autour des trois piliers de la gestion locative sociale :
- accueillir les publics en difficulté ;
- leur permettre de se loger ;
- proposer un accompagnement « souple et adéquat » aux personnes et ménages pour accéder à un logement et y vivre.

A propos de l’Unafo, Union professionnelle du logement accompagné
L’Unafo regroupe les initiatives de plus de 120 acteurs, qui gèrent plus de 1400 établissements, 134 000 logements, et qui permettent aux personnes en situation de précarité d’accéder à un logement.
L’Unafo :
- représente ses adhérents
- anime et structure le réseau
- professionnalise le secteur

Plan de rénovation énergétique : un bonus oui mais pas de contraintes !

Le ministère de la Transition énergétique vient de présenter sa feuille de route avec pour objectif la rénovation de 500 000 logements par an, axée notamment sur les économies d’énergie dans les logements privés et publics. Un système de bonus-malus devrait être mis en place en fonction des performances énergétiques des logements.

Le président de l’UNPI, Jean Perrin, déclare qu’il s’agit une nouvelle fois d’imposer aux propriétaires de nouvelles obligations lourdes et toujours sans aucune concertation. En effet, notre Fédération n’a, malgré ses demandes réitérées, jamais été reçue par Nicolas Hulot.

Les propriétaires aiment le patrimoine, ils veulent transmettre une planète en bon état - après encore faut-il pouvoir en assumer les frais. Si l’on ajoute des contraintes, ils n’auront plus les moyens financiers de réaliser ces travaux de rénovation.

Les propriétaires, déjà sensibilisés sur cette question, n’ont pas attendu ces annonces pour réaliser les travaux nécessaires à l’entretien et la rénovation de leurs biens : isolation des combles, double vitrage, chauffage …

Selon le président de l’UNPI, les propriétaires ne sont pas hostiles à la rénovation énergétique, mais il est inacceptable d’imposer des mesures coercitives qui vont une nouvelle fois venir bloquer le marché.

22 novembre 2017

85% des acquéreurs ont recours à un crédit

Suite aux différentes réactions qui ont suivi la présentation du Plan Logement du Gouvernement, Gérard Larcher, Président du Sénat, a demandé au Président de la République d’organiser une « conférence de consensus » sur le logement. Aujourd’hui l’APIC (Association Professionnelle des Intermédiaires en Crédits) rappelle que la majorité des Français ont recours à un emprunt pour accéder à la propriété, les acteurs du financement ont donc toute leur place à cette conférence.

Acteurs importants du marché du logement
Les courtiers en crédit immobilier sont mandatés par les clients pour trouver la solution la plus intéressante dans la recherche de financement de leur acquisition. Ils connaissent l’ensemble des aides et des dispositifs proposés aux particuliers, qu’ils soient primo-accédants, accédants ou investisseurs. Cette activité leur donne une connaissance pointue des attentes de leur clientèle, de ce qui fonctionne, et des problématiques rencontrées.
Experts du financement, ils sont devenus un intermédiaire incontournable des particuliers dans la relation avec les banques lors de la souscription d’un crédit immobilier. Ils accompagnent près d’un emprunteur sur 2 dans leur recherche de financement.

Avoir le choix
Les courtiers ont toujours défendu le fait que les particuliers puissent avoir le choix entre acheter ou louer. En effet, chacun doit disposer de cette alternative pour se loger. Dans cette logique, Le marché de l’immobilier étant dynamisé par les primo-accédants, les courtiers en crédits immobiliers ont toujours soutenu les politiques permettant au plus grand nombre de pouvoir accéder à la propriété, s’ils le souhaitaient. Les premières annonces du gouvernement, notamment sur le PTZ et les APL Accession, risquent de freiner l’accès au marché de l’immobilier des primo-accédants, et vont donc à l’encontre de ce principe.

L’APIC, lors de sa 6e Convention qui se tiendra jeudi 23 novembre à partir de 14h au Centre Arpège Victoire (52 rue de la Victoire - 75009 PARIS) abordera ses thématiques.

21 novembre 2017

Dernière ligne droite pour les primo-accédants ?

À partir des prêts signés en octobre, Cafpi analyse le profil de sa clientèle.

La part des primo-accédants dans la clientèle Cafpi atteint les 59% (3% de plus que le mois dernier). « Nous sommes dans la dernière ligne droite pour profiter des dispositifs d’aide avant leurs recentrages (PTZ) ou disparition (APL Accession) début 2018 », indique Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint de Cafpi. Alors que la demande de crédit immobilier est en baisse, cette forte présence est une bonne nouvelle « à condition qu’elle perdure au-delà de janvier 2018 », confie-t-il.

Primo-accédants
Les primo-accédants continuent de profiter des aides à leur disposition. En octobre, ils ont emprunté en moyenne 205 372 € sur 241 mois contre 203 473 € sur 240 mois en septembre le mois précédent. Cette hausse intervient avec un effort moindre, qui passe de 4,38 années de revenus il y a un mois à 4,24 années en octobre. « Si la clientèle primo-accédante est fortement représentée, il est a noté que les ménages les plus modestes sont déjà sortis des radars, seuls les plus aisés continuent à emprunter, souligne Philippe Taboret. Ce sont ces emprunteurs qu’il faudra retrouver pour ne pas gripper le marché ».

Accédants
Du côté des accédants, on assiste à un mouvement similaire. Ils ont ainsi emprunté en moyenne 223 981 € sur 196 mois contre 212 269 € sur 193 mois en septembre. Leur effort est en conséquence en hausse avec 4,50 années de revenus contre 4,40 années il y a un mois.

14 novembre 2017

Plurial Novilia dévoile le projet « L’Habitat Bienveillant », la technologie au service du maintien à domicile des seniors

PLURIAL NOVILIA annonce aujourd’hui la mise en place d’un partenariat avec la start-up innovante SOLINNOV, et le lancement d’une expérimentation inédite sur Reims liée au logement senior connecté.

Pendant une année entière, les locataires de 11 logements rémois (dont 10 en réhabilitation) vont pouvoir bénéficier gratuitement d’un dispositif imaginé conjointement par les deux partenaires pour le quotidien des personnes âgées – une solution d’aide à l’autonomie mixant sécurité, confort et économies d’énergie. Le 1er logement a été équipé au mois de mars 2017.

« Selon l’Insee, en 2050, un habitant sur trois sera âgé de 60 ans ou plus – si les tendances démographiques actuelles se maintiennent », explique Alain Nicole, Directeur Général de PLURIAL NOVILIA.

« Or ce vieillissement de la population pose de vraies questions en matière de logement. Si l’on vieillit mieux aujourd’hui, cela se traduit naturellement par un désir de plus en plus fort de rester autonome plus longtemps chez soi. Et pour cela, le logement doit s’adapter, tant dans la conception-même de ses espaces que dans l’intégration de solutions innovantes. PLURIAL NOVILIA mène une réflexion depuis plusieurs années autour de ces questions, et s’est lancé dans une série de projets ambitieux – en individuel comme en collectif, en construction neuve comme en réhabilitation de notre patrimoine ».

De l’EHPAD de Dormans aux maisons connectées du projet KONEKTI à Bezannes (dont l’une sera entièrement pensée autour de la domotique et de la télémédecine), PLURIAL NOVILIA imagine en effet de multiples manières d’adapter le bâti au quotidien des personnes âgées. Pour cela, le bailleur social n’hésite pas à s’entourer de partenaires spécialisés qui partagent avec lui cette volonté de repousser les limites de l’habitat – à l’image de la start-up SOLINNOV.

Des équipements pour faciliter le quotidien des seniors


Le partenariat mis en place avec SOLINNOV repose donc sur l’aménagement de logements occupés par les seniors, afin de les rendre à la fois plus sûrs, plus confortables et plus adaptés au quotidien de ses occupants.

Pour cela, un certain nombre de dispositifs technologiques, équipements et capteurs ont été mis en place. Grâce à l’adaptabilité et à l’évolutivité du système, chaque installation peut répondre à la configuration du logement et aux souhaits des occupants.

« À la manière d’un Living Lab, ce projet d’Habitat Bienveillant vise à favoriser l’innovation ouverte, à partager avec les réseaux et à impliquer les utilisateurs », explique Nicolas Bourgeois, Responsable DSU de PLURIAL NOVILIA.

« Nous avons souhaité mettre en place une solution d’habitat connecté flexible, adaptable à différentes typologies de logement, et dont les occupants pourraient facilement se saisir pour améliorer leur quotidien. Notre objectif est de confronter ces équipements en situation réelle, de voir lesquels sont pertinents, ceux qu’ils convient d’améliorer ou de remplacer, etc… ».

Le système, installé exclusivement dans les parties privatives, se compose d’une partie centrale qui collecte et traite les informations reçues, et de plusieurs équipements et capteurs disséminés à des endroits stratégiques de l’habitation : équipement dans l’entrée ; détecteurs de mouvements ; multi-capteurs de température, d’hygrométrie, de luminosité et proposant un chemin lumineux ; électrovannes sur les circuits d’eau et de chauffage. À chaque étape, les locataires sont pleinement associés au choix et à l’installation des équipements.

Pour Jean-Louis Patat, Président de la start-up SOLINNOV, « le système connecté que nous mettons en place apporte des fonctions dans plusieurs grands domaines: le confort, les économies, la sécurité, l’assistance, le lien social. La Maison BienveillanteTM est une approche qui vise à mettre les technologies au service du quotidien : les bénéfices sont multiples pour les locataires, avec une vraie possibilité souhaitée par PLURIAL NOVILIA de personnaliser l’installation selon les besoins des locataires et l’évolution de leur santé au fil des mois et des années ».

« La réussite d’un projet comme celui-ci repose nécessairement sur l’implication des résidents », reprend Nicolas Bourgeois.

« Les dispositifs déployés par SOLINNOV sont d’ailleurs pensés pour être évolutifs et pour pouvoir évoluer au gré des études et des besoins des utilisateurs. Au fur et à mesure de l’expérimentation, de nouveaux équipements et de nouvelles fonctionnalités pourront être proposés aux utilisateurs au regard de l’évolution de leur situation personnelle. Nous souhaitons voir jusqu’où il est possible d’aller dans l’intégration au logement d’une technologie bénéfique à l’occupant, sans jamais être intrusive ».

Des usagés accompagnés collectivement


Si la mise en place de ces équipements se fait sur la base du volontariat, leur intégration au logement demande un temps d’adaptation et de familiarisation aux occupants – des personnes souvent peu ou pas familières avec les nouvelles technologies, alors qu’une partie des équipements est gérable via une tablette numérique.

Un suivi spécifique aux profils concernés a été imaginé par une équipe pluridisciplinaire, regroupant des représentants de PLURIAL NOVILIA et de SOLINNOV, ainsi que des professionnels de la santé (docteur, directeur d’établissement, personnalités qualifiés, psychologue, ergothérapeute notamment).

« Depuis l’installation du dispositif, j’ai l’impression de revivre et de me réapproprier mon appartement », témoigne M. Boudsoque, qui habite rue Ponsardin à Reims. « Cela m’apporte un vrai confort et une vraie liberté : je peux quitter mon domicile tout en m’assurant que tout va bien pour mon épouse grâce au suivi des alarmes sur mon smartphone. Le gros avantage est que nous avons pu choisir les fonctionnalités essentielles pour nous : alarmes incendie et dégâts des eaux, détecteur de chutes ou de présence pour l’éclairage… Et comme tout est intégré, pas besoin de s’équiper d’autres solutions externes ».

Pour des raisons de confidentialité des données vis-à-vis du bailleur, il a été décidé que les résidents seraient suivis par les équipes de SOLINNOV, supervisées par un Conseil Scientifique spécifique. Des visites physiques et des points téléphoniques sont régulièrement organisés afin de s’assurer du bon fonctionnement et de la pertinence du dispositif. Un système d’assistance est également mis en oeuvre, comprenant assistance technique et assistance d’urgence, pour toute question liée spécifiquement à l’habitat ou au système.

« Le partenariat mis en place repose sur une vision commune de la manière dont le logement peut aider les plus fragiles dans leur quotidien », conclut Jean-Claude Walterspieler, Président de PLURIAL NOVILIA. « Notre volonté est de permettre au plus grand nombre, y compris les personnes ayant des ressources limitées, de bénéficier d’une solution qui leur permet de rester à domicile dans de meilleures conditions de confort et de sécurité. Cette expérimentation est l’occasion pour nous de rencontrer de nouveaux partenaires, tant sur le volet fonctionnel que sur le volet financier, et de les intégrer au projet ».

Open Partners lance Habitat Junior® et son site dédié habitat-junior.com

Après avoir identifié un besoin urgent chez les jeunes en matière de logement, Open Partners lance HABITAT JUNIOR®, accompagné de sa plateforme web dédiée

OPEN PARTNERS estime le besoin des jeunes à 800 000 logements, dont 200 000 lits étudiants pour les 15 plus grandes agglomérations françaises. Un bref tour d’horizon permet de constater que 7 demandes de logements étudiants sur 10 ne sont pas satisfaites.

HABITAT JUNIOR® contre le mal-logement chez les jeunes

OPEN PARTNERS constate que le mal-logement chez les jeunes implique de nombreuses conséquences néfastes sur l’ensemble du territoire français et notamment :

Les métropoles ferment leurs portes aux jeunes actifs à cause du manque de logements adaptés
L’apprentissage devient moins accessible et le choix des filières universitaires et grandes écoles se réduit
La mobilité, facteur clé de l’emploi et des croissances régionales est appauvrie
Pour participer à résoudre cette « crise », OPEN PARTNERS met en place HABITAT JUNIOR® dédiant ses travaux à la réflexion, la sensibilisation et la construction de nouvelles formes de logements adaptés. Car si l’Etat aujourd’hui veut construire 80 000 logements pour les étudiants, ceux-ci seront absorbés en deux ans et les jeunes actifs ne sont compris dans cette offre qu’à hauteur de 20 000.

HABITAT-JUNIOR.COM l’observatoire du logement chez les jeunes

Habitat-junior.com, en s’appuyant sur l’Open Lab, sensibilise et informe. La plateforme accueille plusieurs rubriques et répertorie l’état d’avancement des divers projets, implications et autres actions d’HABITAT JUNIOR®. On pourra trouver des informations ou des news, suivre les dernières initiatives, et propositions pour vivre et travailler autrement, ou plus simplement scruter l’actualité, le contexte social et politique du logement étudiant, présenté sous forme d’infographie dynamique.

Open Lab, le laboratoire de recherche dédié au logement pour les jeunes

Open Lab est un laboratoire et un atelier « entonnoir » mixant professionnels de l’urbain, de la construction, du design, mais aussi des écrivains, des philosophes, des économistes et des think tank. Car, aujourd’hui, la transformation en cours dans l’immobilier dépasse largement le champs de la technique et de l’innovation et nécessite de connecter nos intelectuels pour prendre les sujets à bras-le-corps dans leurs globalités. Et évidement les premiers concernés : les jeunes. L’objectif, constituer un observatoire à vocation opérationnelle pour regrouper des données qui n’existent pas aujourd’hui et qui permettraient de redéfinir ce que doit être le logement des jeunes qu’ils soient étudiants, nouveaux actifs, primo-locataires et primos-accédents, apprentis, etc.

Les jeunes d’aujourd’hui sont plus exigeants, l’immobilier change, la société évolue vite et il devient difficile pour eux de trouver des logements adaptés à leurs besoins. Open Lab souhaite donc s’impliquer au maximum dans ces recherches pour favoriser et faciliter l’accès à des logements qui leur ressemblent.

APPEL AUX PARTENARIATS PUBLICS

Pour développer HABITAT JUNIOR®, Open Lab souhaite aussi associer à ses démarches les villes, les universités ainsi que les acteurs économiques privés. Grâce à cela, le renouvèlement urbain accordera une plus large place aux besoins des jeunes pour accélérer les process de réalisation et répondre enfin à l’urgence du mal-logement.

13 novembre 2017

Pétition UNPI contre l’acharnement fiscal et réglementaire sur les propriétaires immobiliers

Les propriétaires sont excédés : trop de charges, trop de taxes !

L’UNPI souhaite alerter le Président de la République sur leur situation en lançant une pétition nationale. Selon son président, Jean Perrin, cet acharnement est injuste et anormal.

Affirmer que les propriétaires sont des rentiers est profondément choquant.

Etre propriétaire, c’est une prise de risque, un investissement qui fait travailler de nombreuses personnes (artisans, notaires, huissiers, diagnostiqueurs...). L’UNPI réclame la reconnaissance de l’activité de bailleur en considérant leur patrimoine comme un outil de travail actif.

Jean Perrin lance un appel aux propriétaires de France qui en ont assez d’être stigmatisés pour qu’ils réagissent et soutiennent l’UNPI dans sa démarche.

La rentabilité immobilière pour le bailleur diminue de jour en jour ; alors que l’acharnement sur les propriétaires s’amplifie.

Les Français aiment la pierre mais l'immobilier est déjà l'actif le plus taxé avec 37 impôts et taxes :

- création de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) en remplacement de l’ISF ;

- exonération de la taxe d’habitation pour 80 % des assujettis actuels, ce qui entraînera, à terme, l’augmentation de la taxe foncière ;

- exclusion des revenus immobiliers de la « flat tax », qui seront donc soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux ;

- demande faite aux bailleurs de baisser leur loyer pour compenser la baisse des APL…

Les propriétaires privés réclament plus de simplicité, moins de pression fiscale, et une stabilité réglementaire générale.

Le Président de la République doit arrêter de s’acharner sur les propriétaires représentés par l’UNPI qui défend leurs intérêts au quotidien.

L’UNPI réaffirme que l’investissement locatif et l’accession à la propriété sont indispensables pour l’économie de notre pays ; ils sont source de responsabilité et de liberté.

Pétition en ligne sur : http://unpi.org/petitionUNPInovembre2017.html

07 novembre 2017

Le marché des châteaux renaît, les acquéreurs sont de retour

« L’incertitude des élections évaporée, le retour de la croissance, les indices économiques, qui repassent au vert, et les prix, devenus raisonnables, redynamisent le marché des châteaux», indique Thibault de Saint Vincent, Président de BARNES. Aujourd’hui, BARNES Propriétés et Châteaux, disposant d’un large choix de biens et de belles opportunités, constate le retour en force des acheteurs sur le marché.

Des acquéreurs en provenance des 4 coins du monde
Les acquéreurs restent majoritairement français mais sont rejoints par des acheteurs des pays de l’Europe du Nord, des USA, de la Chine, de la Russie…En général, ils s’intéressent davantage aux biens situés à proximité d’un bassin économique actif et faciles d’accès (aéroports internationaux et TGV). Leur recherche se porte sur des bastions, des forteresses, des manoirs, des gentilhommières ou encore des logis seigneuriaux souvent accompagnés de plusieurs dizaines d’hectares. Ce sont autant de belles constructions, qui dépeignent une mosaïque française de biens historiques de qualité.
On constate que « L’Ile-de-France, le Périgord, la vallée de la Loire, la Provence, la Bourgogne, la Sologne, la Normandie et la Bretagne, restent les adresses les plus prisées », précise Bertrand Couturié, Directeur de BARNES Propriétés et Châteaux.

Le marché du château : deux types d’acquéreurs
Le marché du château est double, professionnel ou privé. Certains biens sont transformés en hôtels, chambres d’hôtes et sont utilisés pour des réceptions (mariages / séminaires). Souvent, ces châteaux intéressent les acquéreurs professionnels, les travaux d’aménagement y étant déjà en partie réalisés.

Les acheteurs privés, pour assouvir leurs passions des vieilles pierres et de l’histoire de France, connaissent parfaitement le type d’architecture et la région du bien qu’ils recherchent. « Les Chinois apprécient le XVIIIe, les russes ont une affection particulière pour la Renaissance, les Anglais aiment le XVIIe », précise Bertrand Couturié, en précisant « qu’il ne faut pas faire de généralités ». Il ajoute « que tous apprécient les prix particulièrement attractifs de ces biens »

Des prix stables
La fourchette de la grande majorité des transactions se situe entre 700 000 euros et trois millions d’euros. Après avoir subi une baisse importante entre 2011 et 2015, les prix restent stables, bien qu’une légère tendance à la hausse se profile. Le prix des terres, telles que les terres agricoles, les prairies d’élevage ou les forêts et les territoires de chasse, ont su résister à la crise.

Le château, un conte de fées à portée de main
De nos jours et contrairement aux idées reçues, le château ne correspond plus à un signe ostentatoire de réussite. Les nouveaux propriétaires sont plus souvent des passionnés, réalisant un rêve. Aujourd’hui, il s’agit plus de l’achat d’un bien, dont on connaît les contraintes et les coûts, mais qui reste guidé par la passion.

06 novembre 2017

Crédit immobilier : Taux bons et mauvais partout en France

La météo des taux de Cafpi donne un aperçu des nouveaux barèmes des banques reçus en début de mois. Ces taux sont ceux qui seront proposés par Cafpi à sa clientèle en novembre


Depuis plusieurs mois, la demande de crédits immobiliers est en berne, obligeant les banques à faire jouer localement la concurrence pour attirer la clientèle des emprunteurs. Dans cette conjoncture, chaque région propose un taux plus ou moins attractif en fonction du profil de sa clientèle locale. Ainsi les taux les plus bas se trouvent en Nouvelle-Aquitaine sur 10 ans, en Bourgogne-Franche-Comté, Ile-de-France et dans le Grand Est sur 15 ans, en Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté sur 20 ans et en Normandie sur 25 ans.

Inversement les taux les plus hauts restent hors métropole sur 15, 20 et 25 ans. Sur 10 ans, c’est en Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Bretagne, Grand-Est et Pays de la Loire, qu’emprunter coûte le plus cher.

Régions : les taux les plus bas


Rien ne va plus dans les taux de crédit immobilier proposés aux particuliers. En ce mois de novembre, aucune région ne peut se prévaloir du titre de région la plus attractive de France. Ainsi, sur 10 ans, le taux le plus bas de 0,80% se trouve en Nouvelle-Aquitaine. Elle est suivie du Centre-Val de Loire, de l’Ile-de-France de l’Occitanie et la Provence-Alpes-Côte d’Azur à 0,90%.

Sur 15 ans, c’est en Bourgogne-France-Comté, Grand-Est et Ile-de-France que le taux le plus bas (1,15%) se négocie, suivies de près de la Normandie avec 1,19%.

La Bourgogne-Franche-Comté prend également la première place, avec l’Auvergne-Rhône-Alpes sur 20 ans avec 1,20%. Vient ensuite le Grand-Est avec 1,30%.

Enfin sur 25 ans, c’est la Normandie qui propose le taux le plus bas à 1,55%. Derrière avec 1,65% viennent la Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie.

Régions : les taux les plus élevés

Le taux le plus haut sur 10 ans envahi une grande partie du territoire. En effet, on emprunte à 0,95% en Auvergne-Rhône-Alpes, en Bourgogne-Franche-Comté, en Bretagne, dans le Grand-Est, en Normandie et dans les Pays de la Loire. Un petit peu moins cher avec 0,94%, suivent la Corse et les DOM-TOM.

La Corse reste la moins attractive sur les autres durées avec 1,72% sur 15 ans, 1,98% sur 20 ans et 2,36% sur 25 ans. Avec 1,50% sur 15 ans, 1,78% sur 20 ans et 1,95% sur 25 ans, les DOM-TOM conservent la place d’avant dernier.

Hausse des taux de crédit immobilier, une tendance de fond

En octobre, les taux ont continué leurs progressions. Les crédits actés définitivement le mois dernier ont atteint 0,92% sur 10 ans, 1,28% sur 15 ans, 1,45% sur 20 ans et 1,77% sur 25 ans, en hausse de 0,02 à 0,17% par rapport à septembre. « La hausse des taux débutée il y a un an se poursuit, de façon limitée mais constante », indique Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint de Cafpi.

Demande en baisse, une bonne nouvelle pour les emprunteurs
Pour le mois de novembre, les emprunteurs profiteront cependant d’une légère baisse des conditions de crédit, et ce pour toute les durées. En effet, la demande de crédit est en forte baisse, obligeant les banques à se faire une concurrence plus forte et rogner leurs marges pour attirer de nouveaux clients.
« S’ajoute également la disparition progressive des profils les plus fragiles, permettant ainsi aux banques de proposer des conditions plus alléchantes à des emprunteurs jugés moins risqués », précise Philippe Taboret.
Ainsi les barèmes des banques sont en baisse pour novembre. Les meilleurs taux négociés par Cafpi s’établissent ainsi à 0,80% sur 10 ans, 1,15 % sur 15 ans, 1,20% sur 20 ans et 1,55 sur 25 ans.

Un simple épiphénomène
« Mais il ne faut pas s’y tromper, la tendance reste à la hausse », insiste Philippe Taboret. D’ailleurs, en se désengageant un peu plus du rachat de dettes souveraines, la BCE a clairement signifié que la reprise économique est en cours, et que le retour de l’inflation la conduira à relever son taux directeur, faisant mécaniquement augmenter les taux de crédit immobilier.
Cette hausse devrait rester limitée, car si la conjoncture s’améliore les indicateurs progressent doucement.

Qu’espérer pour 2018 ?
Pour le 1er semestre 2018, on peut s’attendre à franchir la barre des 2% en taux fixe sur 20 ans. Les mesures prises par le gouvernement pourraient également conduire à accélérer l’exclusion des ménages les plus fragiles de l’accession à la propriété. « La disparition programmée des APL Accession pourrait être un nouveau coup dur porté aux ménages modestes, en plein hausse des taux, et des prix », confie Philippe Taboret. Mais le gouvernement semble être ouvert au retour de ce dispositif. Le PTZ, même s’il a été modifié, a également été prolongé pour 4 ans. « Si le gouvernement prend pleinement conscience que certaines aides sont utiles au marché, la primo-accession restera importante l’an prochain. C’est primordial, car les primo-accédants sont le moteur du marché immobilier », conclut-il.

Dispositif Pinel : ne pas brûler les idoles

Par Edouard Rouy, Directeur de SEGER


Emmanuel Macron porte pour la politique du logement une ambition revitalisante. On peut probablement mieux faire avec les quelque 42 milliards du budget de l'État, soit l'équivalent de 2% du PIB, pour la cause du logement. Néanmoins, depuis des dizaines d'années, les indicateurs logement s'améliorent. Il serait coupable, au moment de faire souffler un vent de bouleversement, de ne pas voir ce qui marche.

Ainsi la première intention de l'exécutif a-t-elle été de regarder du côté du dispositif d'incitation à l'investissement locatif, le Pinel, pour voir si l'on ne pouvait le modifier, l’amender, le transformer.

Pourtant les considérations budgétaires sont favorables au Pinel : chaque logement édifié génère un emploi et demi direct et deux emplois indirects, dans les services immobiliers notamment. Quant à l'équation fiscale, elle est heureuse pour l'État : certes, il consent une moindre rentrée fiscale sur la taxation des ménages, mais récupère en réalité bien plus, ainsi que les collectivités territoriales et les communes. Il importe que le gouvernement regarde à long terme et apprécie sans passion ce qui peut être rationalisé dans le dispositif Pinel, en se départissant de l'idée qu'on gratifie les ménages investisseurs et les promoteurs depuis trente ans sans aucune contrepartie.

Reste la question du zonage, dont on s’accommode un peu vite. Oui, les besoins sont majorés dans les territoires tendus, ayant pour épicentres les grandes villes et leurs agglomérations. Pour autant, prétendre que l’ensemble des autres territoires n’a aucun besoin d’augmenter son parc locatif ni de le renouveler est excessif. Les dispositifs successifs, jusqu’au Pinel compris, ont ainsi contribué à l’aménagement de l’ensemble du territoire national en favorisant l’investissement locatif dans des endroits dont l’attractivité est émergente ou en devenir. Empêcher de façon radicale, sans aucune souplesse, les investisseurs de bénéficier d’un allègement fiscal dans ces communes, c’est porter un lourd préjudice à la cohésion des territoires. À tout le moins faudrait-il que les situations territoriales spécifiques puissent être examinées avec attention et que les zones supposées non denses soient étudiées finement. Par ailleurs, il ne faut pas occulter le libre abrite des investisseurs, qui certes regardent la possibilité de profiter du dispositif Pinel, mais qui regarde cet investissement immobilier comme un placement a long terme (bien au delà des durées du dispositif Pinel).

Enfin, la plus éclatante preuve de la réussite de ces dispositifs est le fait que depuis 1986 et le premier dispositif de défiscalisation, un million et demi de logements locatifs privés sont venus abonder l’offre locative, qui plus est avec des logements de qualité, plus économe en énergie, plus confortable, contribuant au passage à une meilleure accessibilité des loyers privés. C'est près d'un cinquième du parc. La France donne à ses ménages un vrai choix entre le statut de locataire et le statut de propriétaire.

Il est à souhaiter que le débat parlementaire confirme l’intérêt renouvelé pour le dispositif Pinel et pose en des termes moins arbitraires la question de l’exclusion de toutes les communes classées en zone B2 et suivantes.

L’ARC passe à l’offensive en proposant au gouvernement ses 43 réformes sur le droit de la copropriété

Depuis plus d’un mois, l’ARC a mis sur la place publique le projet du gouvernement de réformer par voie d’ordonnances la loi du 10 juillet 1965 qui régit le statut des copropriétés.

Il s’agit non pas de procéder à une évolution de la loi du 10 juillet 1965 mais carrément de l’abroger pour en refonder une nouvelle, sans qu’une concertation entre les différents acteurs de la copropriété n’ait été engagée.

Le projet de texte serait quasiment rédigé, impliquant que des revues et sites spécialisés dans le droit immobilier commencent à commenter les futures dispositions les plus ambitieuses.

Parmi elles, on retrouve l’obligation d’instaurer dans les copropriétés de plus de 100 lots un conseil d’administration composé de copropriétaires élus par l’assemblée générale, qui serait en mesure de prendre toute décision qui relève de l’actuel article 24 de la loi du 10 juillet 1965, à l’exception du vote du budget prévisionnel et de l’approbation des comptes.

Concrètement ce futur conseil d’administration serait habilité à engager des travaux de rénovation, comme un ravalement avec isolation qui représente généralement plusieurs centaines de milliers d’euros, voire même qui peut atteindre le million ou plus.

Selon nous, cette mesure n’est pas réaliste, sachant que des copropriétaires – quand bien même élus – qui sont bénévoles et souvent insuffisamment formés, ne prendront pas la responsabilité d’engager des dépenses qui peuvent représenter des coûts extrêmement importants au nom du syndicat de copropriétaires.

Cette mesure n’est donc pas la solution adaptée pour répondre au manque de travaux de rénovation engagés dans les copropriétés.

Plus encore, ce nouveau texte ne traite ni des principales carences de la loi du 10 juillet 1965, ni ne répond aux enjeux que doivent affronter les copropriétés notamment en matière de rénovation et d’entretien du bâti et de ses équipements.

Il s’agit donc de faire du neuf avec du vieux, en rajoutant quelques petites réformettes qui risquent de poser plus de problèmes que d’en résoudre.

Ainsi, nous considérons que le projet de textes soumis au gouvernement est largement insuffisant, se contentant uniquement d’alourdir les obligations à l’égard du conseil syndical.

C’est face à ce constat que l’ARC a saisi le Président de la République ainsi que le ministère de la Cohésion des territoires pour d’une part, leur exprimer notre inquiétude sur les orientations de ce projet de texte et d’autre part, pour leur proposer nos 43 réformes qui débloqueraient les dysfonctionnements rencontrés dans les copropriétés.

Notre réflexion s’est basée tout d’abord sur un état des lieux de la situation en mettant en exergue les difficultés rencontrées, permettant alors en toute logique de pouvoir soumettre au gouvernement nos propositions de réformes.

Les principales dispositions proposées s’appuient sur trois fondements essentiels qui sont :

1- Un nouveau statut du syndic professionnel qui deviendrait un prestataire de la copropriété, avec comme contrepouvoir un conseil syndical qui serait doté de la personnalité morale et qui pourra engager une action judiciaire à son encontre en cas de manquements aux dispositions légales, réglementaires ou déontologiques.

2- La reconnaissance d’un capital propre de la copropriété, avec une redéfinition de l’usage du fonds travaux afin de permettre un autofinancement pour faire face aux travaux d’entretien et de rénovation nécessaires pour la préservation du bâti et des équipements communs.

3- Une fluidification de la prise de décisions, en constituant un conseil syndical ou d’administration qui pourra prendre des résolutions relatives à des travaux de rénovations qui devront néanmoins être impérativement ratifiées par les copropriétaires grâce à une consultation électronique sécurisée.

03 novembre 2017

Annonces de la BCE : taux de crédit immobilier irrémédiablement à la hausse

A la suite de la FED, plusieurs banques centrales, dont notamment au Royaume-Uni, ont choisi de changer leurs politiques monétaires et de relever leurs taux directeurs. L’amélioration des indicateurs économiques dans ces pays (croissance et inflation en hausse, chômage en baisse) dessine une reprise progressive.

Dans la zone Euro, la croissance est d’ailleurs plus forte que prévue (2% sur les 4 derniers trimestres) et le marché de l’emploi semble repartir. En conséquence, Mario Draghi, Président de la Banque Centrale Européenne, a décidé de poursuivre le désengagement du rachat de dettes souveraines. « La BCE ne rachètera que 30 milliards d'euros de dettes par mois à partir de janvier 2018, après une première baisse 20 milliards en avril dernier, passant de 80 à 60 milliards » , explique Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint de Cafpi. La BCE a confirmé que ce nouveau cap sera maintenu au moins jusqu’à septembre 2018, mais, afin de rassurer les marchés, le taux directeur va rester à 0%

Ne nous y trompons pas. Aujourd’hui, face à une demande en baisse en cette rentrée, les banques ont intensifié leurs efforts, en rognant leurs marges, pour attirer la clientèle d’emprunteurs . « Il ne s’agit que d’une fluctuation temporaire », souligne Philippe Taboret. La tendance de fond va rester à la hausse des taux. « Dès que le taux d’inflation cible sera atteint en zone Euro, la BCE relèvera elle aussi son taux directeur », précise-t-il. La hausse sera plus ou moins rapide en fonction du redressement économique.

Qu’attendre de cette hausse ? « La hausse des taux de crédits immobiliers est irrémédiable, indique Philippe Taboret. Mais elle restera limitée, la croissance et l’inflation progressant lentement ». Pour le 1er semestre 2018, on peut s’attendre à franchir la barre des 2% en taux fixe sur 20 ans, contre 1,80% aujourd’hui « Ces conditions restent très attractives et permettent au plus grand nombre d’emprunter les sommes nécessaires pour réaliser leur projet immobilier à moindre coût », conclut-il.

Des prix de l’immobilier haut de gamme en baisse de 20% et de nombreuses opportunités en Catalogne

L'immobilier de luxe catalan a vécu deux années de hausse constante des prix et retrouvé une activité forte après la crise économique. Le marché vivait dans une bulle. Depuis près d’un mois, avec la crise politique, les cartes sont redistribuées. BARNES Espagne constate une forte tendance à la baisse des prix depuis un mois et estime que le prix moyen des logements de luxe en Catalogne pourrait chuter de 20% dans les mois à venir.

Retournement du marché de la transaction
Ces dernières années, la hausse constante des prix à Barcelone a conduit de nombreux vendeurs catalans à demander des prix similaires à ceux de Paris : les appartements très spacieux, de 400 mètres carrés ou plus, se négocient 4 millions d'euros. « Pour le même prix, il est possible d’acquérir un duplex de 345 m² près des Champs-Elysées », explique Emmanuel Virgoulay, associé fondateur de BARNES Espagne.
De plus, les biens mis en vente ne correspondent plus à la demande, en matière de taille et de prix laissant ainsi présager une baisse de 20% des prix moyens dans les prochains mois.

Une nouvelle clientèle. Jusqu’à présent le marché était dominé par les vendeurs, « mais la situation change, précise Emmanuel Virgoulay cela devient un marché d'acheteurs ». BARNES Espagne note une augmentation notable d'investisseurs domestiques et étrangers disposés à acheter un logement sur un marché qui offre de meilleures opportunités de négociation. « Le marché immobilier catalan est capable de s'adapter à la situation politique actuelle. La déflation du marché et le retour à des prix plus raisonnables vont confirmer l'intérêt croissant de nouveaux investisseurs nationaux et étrangers prêts à parier sur un marché qui offre de meilleures opportunités d'investissement », ajoute-t-il.

Une valeur sûre. Malgré la situation, Barcelone reste une ville internationale très attractive. « Il y aura toujours des investisseurs intéressés par la Catalogne, sa culture, sa gastronomie, son climat… », confirme Emmanuel Virgoulay. Le marché ne devrait donc pas s'effondrer. « Les crises génèrent toujours de nouvelles opportunités commerciales, telles que Lehman Brothers en 2008 », précise-t-il.

La location, toujours au bon fixe
Le secteur de la location, par contre, reste insensible à la crise politique, avec une stabilisation des loyers et une demande qui se maintient à la hausse. « Mais si les entreprises continuent de fuir et que la demande chute, bien sûr, les prix vont baisser, explique Emmanuel Virgoulay. Certains professionnels parlent d’une chute de 50% du tourisme si les choses ne se calment pas rapidement ».

25 octobre 2017

« Construire le logement accompagné de demain » : L’Unafo organise ses 17ème Rencontres Nationales à Paris et présente son Projet Stratégique 2018-2022

Les prochaines Rencontres Nationales de l’Unafo, Union professionnelle du logement accompagné, se dérouleront à Paris les jeudi 23 et vendredi 24 novembre, à l'Espace Charenton dans le 12ème arrondissement, sur le thème « Construire le logement accompagné de demain ».

Articulées cette année autour de 4 thématiques (« Résidants », « Utilité Sociale », « Partenariat » et « Innovation »), ces deux journées ont pour but d'être un temps de rencontres et de débats pour les professionnels du secteur et leurs partenaires.

A cette occasion, l’Unafo présentera pour la première fois dans la matinée du vendredi 24 novembre son Projet Stratégique 2018-2022 pour faire face aux nouveaux enjeux du logement accompagné.

Les inscriptions sont ouvertes à tous :  http://unafo2017.insight-outside.fr/

19 octobre 2017

Dernier sursaut des primo-accédants avant les réformes

À partir des prêts signés en septembre, Cafpi analyse le profil de sa clientèle. Les primo-accédants représentaient en septembre 56% de la clientèle Cafpi. « Après l’annonce des mesures du gouvernement, notamment sur le recentrage du PTZ, ils ont bien compris qu’ils avaient tout intérêt à profiter du dispositif avant 2018 », indique Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint de Cafpi. La même logique anime les investisseurs, de plus en plus présents depuis quelques semaines, qui cherchent à bénéficier des opportunités des zones B2 et C avant le recentrage du dispositif Pinel.

Primo-accédants
Après l’atonie estivale, les primo accédants profitent au maximum des aides à leur disposition. Ils ont emprunté en moyenne 203 473 € sur 240 mois en septembre, contre 197 526 € sur 238 mois le mois précédent. Et ce avec un effort quasiment constant à 4,38 années de revenus contre 4,37 années il y a un mois.

Accédants
De leur côté, les accédants stagnent. Ils ont emprunté en moyenne 212 269 € sur 193 mois contre 213 731 € sur 195 mois en août. Leur effort s’en est pourtant retrouvé amoindri, tombant à 4,40 années de revenus contre 4,97 années de revenus il y a un mois.