23 janvier 2018

La Dépêche.fr et Bien'ici lancent un partenariat d'envergure pour valoriser l'offre immobilière régionale et simplifier la recherche

Bien'ici, le site d'annonces immobilières nouvelle génération et le Groupe La Dépêche du Midi annoncent qu'à partir du lundi 22 janvier 2018, la rubrique "Immobilier" de la Dépêche.fr fait peau neuve et bénéficie désormais de toutes les innovations et services de Bienici.com, le site d'annonces immobilières nouvelle génération.

Additionner les forces et les talents au bénéfice des clients et des internautes : voilà l'objectif de l'association entre le groupe d'informations La Dépêche du Midi et le site d'annonces immobilières Bien'ici.

Ce partenariat conclu entre deux acteurs reconnus dans leurs métiers a pour but d'augmenter la visibilité des annonces immobilières publiées sur les deux sites, de raccourcir les délais de transaction mais également de mettre en valeur les agences et les promoteurs locaux. A la clé, une audience inégalée, de plusieurs millions d'internautes chaque mois. Tout cela par le biais d'une interface moderne et efficace qui répond aux attentes des internautes en recherche de logement.

Une visibilité accrue pour les professionnels de l'immobilier de la région

Publier ses annonces immobilières par ce biais permet aux agences et aux promoteurs de bénéficier de plus de visibilité et de performances inégalées grâce à l'addition des audiences de La Dépêche du Midi et de Bien'ici. En parallèle, les annonces publiées sur les différents portails de La Dépêche du Midi (journal, site internet, application mobile) bénéficieront du trafic national de Bien'ici, ce qui renforcera leur attractivité. Enfin, les professionnels auront accès à des solutions innovantes permettant de valoriser leurs mandats clés et de simplifier le travail quotidien.

Une expérience de recherche unique pour les internautes

Pour le public en quête de logement à acheter ou à louer, l'accent est mis sur l'expérience et la facilité, quel que soit le support, web ou mobile. Il pourra trouver son logement grâce à un moteur de recherche simple et efficace et des fonctionnalités uniques. Principal atout de la nouvelle rubrique : les annonces sont géolocalisées sur une carte en 3D permettant de visualiser en un clin d'œil les commerces, les écoles, les services ou les lignes de transports à proximité. Autre fonctionnalité majeure : l'utilisateur peut rechercher des biens immobiliers en fonction du temps de trajet quotidien qu'il souhaite consacrer, que ce soit en voiture en transports en commun, à vélo ou à pied ! Enfin, il peut être alerté en temps réel des nouvelles annonces disponibles, ou encore de profiter de conseils immobiliers et de bons plans (financement, actualités, travaux,...).

« Nous nous réjouissons de notre partenariat avec Bienici.com. C'est le mariage de rêve entre le leader de l'information locale et le site des professionnels de l'immobilier. Cette alliance va permettre de proposer la meilleure plateforme technique du moment associée au dispositif de promotion local le plus puissant du marché d'Occitanie. Tous les ingrédients de la réussite sont là ! »
Michael Bourguignon, Président Directeur Général de La Dépêche Interactive.

« Nous sommes particulièrement fiers qu'un groupe média reconnu comme la Dépêche du Midi fasse confiance à Bien'ici pour sa rubrique immobilière. Ce partenariat nous permet de renforcer notre implantation et notre notoriété en région, tout en valorisant l'offre de nos clients et en augmentant leur visibilité. Cela ouvre de nouvelles perspectives et des relais de croissance forts pour Bien'ici. »
David Benbassat, Directeur Général de Bien'ici.

Plus d'informations : immo.ladepeche.fr/immobilier et www.bienici.com

22 janvier 2018

Relations entre État et collectivités locales : l’enjeu du parc locatif privé

L’État ne sait pas comment financer la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages français. Du seul fait de cette taxe, dont le produit allait aux communes et que l’État avait promis de compenser, notre pays se retrouve face à une impasse budgétaire de 8,5 milliards.

La dégradation des relations entre l’exécutif national et les élus locaux qui s’ensuit est on ne peut plus fâcheuse et le logement en fera sans aucun doute les frais. Pourquoi ? Deux conséquences risquent fort de s’imposer. D’abord un transfert de charge de la taxe d’habitation vers d’autres impôts à commencer par la taxe foncière. Nombre de maires ont prévenu, qu’ils n’avaient pas les moyens de payer le cadeau du Chef de l’État aux Français, aux dépens de leurs administrés et qu’il leur faudrait trouver des ressources. Une hausse de la taxe sur le foncier bâti serait assassine pour tous les propriétaires certes, mais plus encore pour les investisseurs : aux propriétaires occupants, une hausse de la TFPB sera désagréable et elle viendra les désolvabiliser, mais on n’imagine pas qu’ils choisiront de redevenir locataire pour y échapper. Ceux qui achètent pour louer, en revanche, n’accepteront pas que le rendement de leur placement, déjà faible, soit encore réduit et arbitreront en défaveur de l’immobilier.

Qui plus est, le message envoyé par le Président Macron qui pose le postulat selon lequel l’investissement dans le logement ne servirait pas l’économie et qu’il vaudrait mieux qu’un ménage place son argent dans les entreprises est aberrant et a servi de socle aux récentes décisions fiscales.

On a également entendu des maires émettre l’hypothèse d’augmenter leur part des droits de mutation à titre onéreux, improprement appelés « frais de notaires », qui représente 1,20% du montant de chaque acquisition immobilière. Si ces droits venaient à subir une hausse, c’est la vigueur du marché des transactions qui en serait affectée. Alors que ménages, professionnels, pouvoirs publics, se sont collectivement réjouis que la barre du million de ventes ait été tangentée en 2017, on déchanterait rapidement en 2018 et 2019 : un rapport du Conseil général de l’environnement et du développement durable vient d’établir une corrélation forte entre le niveau des droits de mutation et le nombre de cessions.

S’agissant des conséquences de la suppression de la Taxe d’ Habitation, les maires ont également rappelé que son produit constitue l’essentiel de leurs budgets pour apporter des services aux habitants (écoles, crèches, transports publics, espaces verts notamment). Par ricochet, ils préfèreront renoncer à accueillir de nouveaux ménages, c’est-à-dire à favoriser la construction sur leur territoire. Le malthusianisme des maires en matière de délivrance des permis de construire va croître et pénaliser le développement du parc immobilier résidentiel.

Les besoins avérés de 400 000 logements de plus par an dans notre pays ne seront pas satisfaits, avec à la clé des projets de logements qui ne se réalisent pas et des tensions sur les prix dans les zones les plus denses. Il se pourrait également que la rénovation du parc en pâtisse, pourtant tellement vitale pour les cœurs de villes, en particulier les petites et les moyennes communes. Notre fédération vient de montrer que la vacance des logements s’y était considérablement aggravée au cours des vingt dernières années, avec des taux d’inoccupation supérieurs à 7% dans les aires urbaines entre 200 000 et 500 000 habitants, pour atteindre 8,5% en moyenne dans les communes de moins de 100 000 âmes et pouvant approcher les 20% dans les villes souffrant le plus au plan économique.

Là, les élus doivent avoir les moyens d’opérations de revitalisation d’ampleur, telles que les OPAH (opérations programmées d’amélioration de l’habitat) ou encore les programmes de retour des commerces en centres-villes ou en centres-bourgs, le plus souvent portés par une fiscalité incitative. D’ailleurs, du dialogue difficile entre le ministère de l’Économie et les communes vient de sortir une idée intéressante : le transfert aux communes du fruit de la taxation des revenus fonciers. Elle inaugure un lien d’une autre nature entre les villes et les investisseurs privés, dont l’offre locative est évidemment précieuse pour l’attractivité locale. On s’est habitué à parler d’un parc locatif privé, comme s’il était indifférencié dans tout le pays et sur tous les territoires : l’observation de son taux d’occupation témoigne que le marché du logement est essentiellement local et accessoirement national.

Au demeurant, le gouvernement veut à juste titre permettre que les préfets puissent déroger à des réglementations nationales, en accord ou sur la demande des collectivités, pour donner plus de souplesse et de justesse aux politiques nationales. Pour le logement, qui renvoie à des réalités territoriales, cette adaptabilité est fondamentale. Et pour veiller à la qualité de l’offre locative privée comme à son importance quantitative, impliquer les communes est sans conteste une voie vertueuse.

18 janvier 2018

LOGEMENT : la situation des jeunes ménages s'est dégradée en 40 ans

L'Institut d'aménagement et d'urbanisme d'Île-de-France publie aujourd'hui une étude qui met en perspective sur 40 ans les évolutions d'accès au logement des jeunes ménages franciliens.

Les 18-29 ans en Île-de-France représentent 16 % de la population et 10 % des ménages (« ménage » entendu au sens de « logement »). De quelle offre disposent-ils dans le parc ordinaire au regard de leurs besoins ? Est-il plus difficile aujourd'hui pour eux de se loger en Île-de-France qu'il y a quarante ans ? Telles sont les questions auxquelles cette étude répond.

Emploi et logement, deux variables indissociables

La situation défavorable des jeunes sur le marché du logement résulte de leurs faibles revenus et de leur insertion professionnelle qui ne fait que démarrer. Cette situation apparaît particulièrement exacerbée dans la région capitale : si elle reste attractive pour les jeunes (offre d'enseignement supérieur importante, emplois nombreux), ces derniers rencontrent plus de difficultés pour accéder à un logement.

En 2013, des ménages majoritairement seuls et à faibles ressources

Entre 1973 et 2013, les jeunes ont connu deux évolutions marquantes : les personnes seules sont devenues majoritaires (50 % en 2013 contre 22 % en 1973) et leur niveau de vie a diminué en conséquence par rapport au reste des Franciliens (revenus inférieurs de 40 % au revenu moyen régional en 2013 ; en 1973 cet écart n'est que de 10 %). Les évolutions du parc de logements sur la même période, augmentation du nombre de propriétaires et développement du parc social, ne les ont pas concernés.

Des jeunes toujours largement logés dans le parc locatif le plus cher

Facteur aggravant pour cette jeune génération, la très forte hausse du coût des logements sur la période. Entre 1973 et 2013, les jeunes ménages, comme l'ensemble des accédants, ont vu en effet les prix des logements augmenter deux fois plus vite que leurs ressources.

Les jeunes se logent donc toujours massivement dans le parc locatif libre et meublé (51 % en 1973 / 59,5 % en 2013) où les loyers sont particulièrement élevés. Le logement absorbe ainsi dans ce secteur 26,2 % de leurs revenus en 2013 (hors charges mais aides au logement comprises), soit deux fois plus qu'en 1973 (13,1 %) ou plus que celui du parc social de 2013 (12,5 %).

L'ensemble de ces statistiques met ainsi en évidence un manque d'offre de petits logements abordables pour les ménages modestes que sont les jeunes et notamment dans le parc social.