12 octobre 2017

Hausse des taxes foncières : l’avenir de la propriété en péril !

Lors de la 11ème édition de l’Observatoire des taxes foncières sur les propriétés bâties, Jean Perrin,
président de l’UNPI, a démontré qu’entre 2011 et 2016, la taxe foncière a augmenté de
14,01 % en moyenne sur le territoire français.

La hausse de la taxe foncière est quatre fois et demie supérieure à l’inflation constatée entre octobre
2011 et octobre 2016 (estimée à 3,03 % par l’INSEE) et trois fois et demie supérieure à l’augmentation des loyers entre 2011 et 2016 (estimée à 3,76 % par l’Observatoire Clameur).

Si cette dérive continue, les propriétaires occupants seront asphyxiés et les propriétaires bailleurs ne
tireront plus aucune rentabilité de leurs locations.

Cependant, les premiers chiffres disponibles pour 2017 illustrent un effort de modération de la part
des départements et des grandes villes (la taxe foncière y augmente de 0,97 % en un an, contre
3,78 % entre 2015 et 2016). Par ailleurs, les valeurs locatives, assiette de l’impôt foncier, seront
désormais revalorisées annuellement en fonction de l’inflation réelle et non l’inflation prévue.

Jean Perrin, président de l’UNPI, espère que les bons résultats relatifs de 2017 signifient la fin du
dérapage de la taxe foncière. Sans quoi les propriétaires occupants seront obligés de vendre et les
propriétaires bailleurs se reporteront sur d’autres investissements que la pierre, au détriment de
l’offre locative.

11 octobre 2017

MySpotiHome, une application mobile pour améliorer la communication entre les acteurs de l’immobilier et les résidents

Le 11 octobre prochain, à l’occasion du salon RENT (Real Estate & New Tech) à Paris, la société Spoticom lancera son service MySpotiHome, une nouvelle application mobile avec des services innovants destinée à améliorer la communication entre tous les acteurs de l’immobilier et les habitants. L’objectif : se simplifier la vie chez soi et autour de chez soi.

Un incident dans l’immeuble : Réagir, suivre

MySpotiHome permet de déclarer des incidents, d’interagir avec son gestionnaire et les autres résidents pour suivre l'évolution du dossier et le solutionner de manière efficace. L’ascenseur est en panne ? L’utilisateur reçoit une notification instantanée et peut reporter ses courses à plus tard.

Créer du lien dans son immeuble

Constituer son réseau là où l'on vit : chez soi, dans son quartier ou au bureau. MySpotiHome met à disposition de ses utilisateurs des outils d’instant messaging simples et conviviaux, pour échanger, partager ou se rendre service sans avoir besoin de connaître le numéro de ses interlocuteurs.

Enfin, pour diffuser et prévenir instantanément tout le monde des actions et des événements à venir, l'application dispose d'une fonction affiche-digitale. L'avantage : Celle-ci ne sera pas arrachée !

Créer de la valeur pour les professionnels de l’immobilier : syndic, administrateur de biens, bailleurs, etc.

La plateforme a pour vocation d'aider les professionnels à mieux communiquer avec les résidents. L'outil s'adapte à leurs modes de travail et permet d’être plus efficace en réduisant les contacts entrant (-27% e-mail et téléphone). Les actions des gestionnaires seront plus visibles et mieux valorisées, au service d’une meilleure satisfaction clients.

MySpotiHome offre les fondamentaux de la gestion des résidences avec des "services +" résolument innovants. Une application conviviale, facile à utiliser et accessible à tous, qui permet aux professionnels du secteur de proposer à moindre coût des services réellement utiles à leur clients, et de créer un lien de confiance avec eux.

L’application est disponible en version iOS et Android, via le site : www.myspotihome.com ou sur les stores

10 octobre 2017

Une réforme du droit de la copropriété qui marche sur la tête

Il y a plus d’un mois, l’ARC dénonçait le projet du gouvernement de réformer par voie d’ordonnances le droit de la copropriété.

Depuis, nous allons d’informations en révélations. En fait, il semble que les textes sont déjà prêts, ou du moins bien aboutis, justifiant que des revues et médias spécialisés présentent et commentent les nouvelles dispositions.

En effet, il s’agit de réformes très importantes avec notamment :

la modification du mode de gouvernance des copropriétés avec l’instauration d’un conseil d’administration qui récupérerait une partie des pouvoirs de l’assemblée générale ;

l’abandon de la distinction entre tantièmes de charges et millièmes de parties communes, pour ne garder qu’une répartition des charges, proportionnellement aux quotes-parts de la copropriété des parties communes afférentes à chaque lot ;

la suppression d’un compte bancaire distinct pour le fonds travaux ;

la reconnaissance pour le syndicat de copropriétaires de posséder un patrimoine propre.

Ainsi, alors que le ministre de la Cohésion des Territoires indiquait en début de mandature du Président de la République qu’il n’y avait pas d’urgence à légiférer en matière de copropriété, nous apprenons qu’un groupement « d’experts » en copropriété travaillait en sous-marin sur un nouveau texte législatif.

Ce texte, qui abrogerait la loi du 10 juillet 1965 régissant le fonctionnement de la copropriété, servirait de base pour la rédaction des futures ordonnances.

Reprenons donc. Une mouture de la nouvelle loi sur la copropriété serait déjà écrite alors que :

- les textes n’ont pas fait l’objet d’une concertation ni même été présentés aux différents acteurs de la copropriété et en premier lieu aux associations représentatives des intérêts des copropriétaires et des syndicats de copropriétaires ;

- le parlement n’a pas encore donné d’habilitation au gouvernement pour réformer par voie d’ordonnances ;

- le « projet de loi relatif au droit à l’erreur et à la simplification » qui prévoit cette habilitation n’a même pas encore été présenté, ni au conseil des ministres ni au parlement.

Ainsi, au-delà de s’interroger sur la réelle indépendance du parlement et de son pouvoir de contrôle vis-à-vis du gouvernement, on peut s’inquiéter de la manière dont ce dernier souhaite réformer le droit de la copropriété.

C’est à se demander si le pouvoir exécutif considère que le secteur de la copropriété est uniquement une affaire « d’élites », laissant les représentants des syndicats de copropriétaires et conseils syndicaux en second plan, n’ayant pas à interférer dans l’élaboration des textes législatifs en matière de copropriété.

C’est dans ce contexte délétère que nous allons demander des explications auprès du cabinet du Président de la République, en exigeant que l’ensemble des acteurs de la copropriété, y compris les syndics professionnels, puissent être associés à l’élaboration des ordonnances.